RDC: Près de 400 employés licenciés par Chemaf en 2020 attendent toujours leur réintégration et compensation
'CHEMAF : plus de 395 agents licenciés en 2020 toujours en attente de justice', 15 août 2024
JUSTICIA Asbl, une organisation de promotion et protection des droits de l’homme, du droit humanitaire et du développement, basée en République Démocratique du Congo, exprime sa profonde préoccupation face à l’affaire qui oppose l’entreprise minière Chemical of Africa (CHEMAF) à ses anciens employés. Depuis leur licenciement en 2020, ces derniers vivent une situation chaotique, marquée par l’incertitude et la précarité.
En avril 2020, CHEMAF avait licencié plus de 395 employés sous le couvert d’un congé technique, promettant de les réintégrer par la suite. Cependant, à ce jour, ces travailleurs et leurs familles continuent de vivre dans des conditions difficiles, attendant toujours leurs indemnisations et la réintégration promise. Malgré la fin de la crise liée à la COVID-19, l’entreprise n’a toujours pas honoré ses engagements, laissant ces anciens employés dans une misère indescriptible.
Cette situation a occasionné des conséquences graves :
Plusieurs employés sont décédés, d’autres sont paralysés ou gravement malades, incapables de se soigner. De nombreux foyers ont été brisés, des enfants ont été déscolarisés, et certains employés ont atteint l’âge de la retraite sans pouvoir bénéficier de leur pension, CHEMAF refusant de leur fournir les bulletins nécessaires pour leur dossier de retraite auprès de l’INSS...