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記事

2021年6月5日

著者:
Guillemette Jeannot, France Info

France : Après 22 mois de grève, les femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles signent un accord pour de meilleures conditions de travail avec le sous-traitant STN

« Après 22 mois de grève et un accord historique, les femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles racontent leur lutte "contre le patronat" » , 30 mai 2021

"Après vingt-deux mois de mobilisation, cet accord signé, c'est que du bonheur", s'exclame Sylvie Kimissa Esper, contactée par franceinfo. Entre le 17 juillet 2019 et le 21 mai 2021, la femme de chambre et dix-neuf de ses collègues ont tenu tête à leur employeur, la société STN, qui sous-traite une partie du nettoyage de l'hôtel, et au groupe Accor qui possède le lieu situé dans le 17e arrondissement de Paris. Sylvie Kimissa Esper et l'autre porte-parole du mouvement, la gouvernante Rachel Keke, ont signé mardi 25 mai, un accord historique qui valide la quasi-totalité de leurs revendications. Pour franceinfo, les deux meneuses du mouvement se remémorent ce conflit social, le plus long de l'histoire de l'hôtellerie...

Depuis que STN a repris le contrat de sous-traitance à l'hôtel Ibis Batignolles, cinq ans auparavant, la situation s'est "dégradée", raconte Sylvie Kimissa Esper. Elle décrit une cadence de travail devenue intenable dans les étages du plus grand Ibis de Paris. Alors que son contrat stipule qu'elle doit nettoyer "21 chambres par jour", il lui est demandé d'en faire "jusqu'à 40" dans la journée...

En août 2019, STN leur fait une première proposition : "Un panier-repas à deux euros et une canette." "Nous avons répondu non, explique Sylvie Kimissa Esper. Toutes nos autres revendications étaient ignorées. C'est là que nous avons compris que le combat allait durer." ...

[En mai,] un accord reprenant la quasi-totalité des revendications est trouvé...

Parmi les avancées obtenues : une augmentation de salaire (entre 100 et 250 euros), une indemnité de repas à 7,30 euros, l'égalité de traitement entre les salariés en sous-traitance et les salariés du groupe Accor, le passage de tous les contrats de 4 heures à 5 heures, la diminution du nombre de chambres à nettoyer de 3,5 à 3 par heure, et l'annulation des dix mutations. "Nous avons vraiment gagné au dernier moment", souffle Sylvie Kimissa Esper qui n'a "pas fermé l'œil de la nuit" à la veille de signer l'accord dans une des salles de l'hôtel Ibis Batignolles...

"C'est une victoire historique, se réjouit Sylvie Kimissa Esper. Nous avons fait ça pour l'ensemble des salariés invisibles. Et nous espérons que cela aidera tous ceux qui travaillent dans la sous-traitance en hôtellerie." ...