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記事

2021年11月3日

著者:
RFI

À Madagascar, la déforestation cristallise les maux du pays

Sécheresse, tarissement des sources, migration des personnes… À Madagascar, la déforestation des forêts naturelles est à la fois cause et conséquence du changement climatique. Elle est aussi, avant tout, liée à un problème de pauvreté, explique Ndranto Razakamanarina, spécialiste des forêts et président de l’Alliance Voahary Gasy...

« Un problème de pauvreté, parce que ce sont des zones enclavées, où il y a un manque d’infrastructures de base et de projet de développement de l’État. À cette pauvreté s’ajoute, ces dix dernières années, des gens mal intentionnés, qui commanditent des actions de défrichement de ces forêts naturelles auprès de ces populations vulnérables. Donc ces gens-là pratiquent ce qu’on appelle la haute corruption, c’est-à-dire qu’ils sont suffisamment puissants et connectés pour réussir à corrompre des personnalités haut placées. »

Pourtant, des lois et codes existent. Les différentes législations forestières, mises à jour dans les années 2000, prévoient de lourdes sanctions pour les fossoyeurs des forêts. En cas de « crime environnemental », la peine varie de cinq ans d’emprisonnement à des travaux forcés à perpétuité. Seulement, jusqu’à présent, jamais personne n’a été condamné pour une telle infraction, malgré les flagrants délits enregistrés.

« Les malfaiteurs sont régulièrement arrêtés, et nous-mêmes, au niveau de l’Alliance Voary Gasy, on travaille avec l’administration, le ministère de l’Environnement, la justice, la gendarmerie, pour agir sur des cas de flagrants délits, on suit toutes les procédures judiciaires jusqu’à l’application des sanctions, explique le spécialiste. Mais pour nous, le vrai problème, c’est au niveau de la justice. Parce que ces trafiquants sont relaxés, quasi-systématiquement ou écopent seulement de peines mineures. »...

S'exprimant lors de la conférence des chefs d'État de la COP26 à Glasgow, le président malgache Andry Rajoelina a lui aussi appelé les pays riches à l'action. Il a rappelé la situation catastrophique au sud de Madagascar, où la famine menace 1,3 million de personnes, faute de pluie.

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