Des experts de l'ONU enquêtent sur l'utilisation de l'intelligence artificielle pour traquer les militants autochtones qui souhaitent se protéger de l’extractivisme
"L’ONU se penche sur l’utilisation de l’IA pour traquer les militants autochtones", 11 août 2025
L’intelligence artificielle (IA)...serait utilisée pour mieux traquer les activistes autochtones désireux notamment de protéger leurs territoires de l’extractivisme. Le [groupe Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones du] Haut-Commissariat aux droits de l’homme, institution des Nations unies, a décidé d’enquêter...
Dans le monde, de nombreux Autochtones tentent de se faire entendre face à l’appétit des États ou des entreprises privées pour les richesses qui se trouvent sur leurs territoires ancestraux.
Ce qui ne fait pas l’affaire de tout le monde. Ainsi, des outils basés sur l’intelligence artificielle seraient développés pour être utilisés comme un moyen de traquer ces militants.
Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme a récemment publié un communiqué à ce sujet. Le haut-commissaire, Volker Türk, estime que les États utilisent des outils de surveillance pilotés par l’IA pour traquer et harceler les défenseurs des droits des peuples autochtones.
« L'évolution la plus préoccupante est l'utilisation de technologies de surveillance pour surveiller les dirigeants, militants et défenseurs autochtones, qui sont de plus en plus suivis grâce à la reconnaissance faciale, aux outils de police prédictive et à la surveillance des réseaux sociaux, sans leur consentement et sans contrôle juridique, explique Anexa Alfred Cunningham, une avocate autochtone originaire de la nation Miskitu (Nicaragua), qui est aussi la vice-présidente du Mécanisme d’experts des Nations unies sur les droits de peuples autochtones...