Guinée: Les communcautés locales protestent contre la mine de Boffa
'Boffa : Ras-le-bol des citoyens face à la gestion d’une société minière de la place', 13 août 2024
Après une semaine d’arrêt des activités de la société minière Chalco en raison du non-respect du protocole d’accord signé à Conakry en 2022 ... la tension est montée d’un cran.
La raison : le licenciement injustifié des membres des communautés impactées par les activités de ladite société. Ce mardi 13 août 2024, la population de Boffa, composée majoritairement de jeunes et de femmes, est descendue dans les rues pour exprimer leur mécontentement, réclamant notamment le départ de certains cadres de la société minière Chalco.
Interrogé, le porte-parole des manifestants, Almamy Stell Conté, a expliqué les motifs de leur revendication : « À plusieurs reprises, malgré les différentes négociations et résolutions visant à privilégier un climat de paix et de bonne cohabitation, certains cadres de la société Chalco ont bafoué les accords. Aujourd’hui, il est inutile de rappeler l’impact que cette société cause dans nos différentes localités : les marigots sont taris et pollués, nos terres cultivables sont expropriées, la dégradation massive de notre environnement se poursuit, les bruits des engins miniers empêchent les pauvres citoyens de Boffa de dormir, la rareté des produits halieutiques s’accentue. Et il y a les licenciements abusifs des travailleurs guinéens, dont la plupart sont des fils des communautés impactées. Nous exigeons la reprise du travail, sans condition, pour tous les fils des communautés impactées licenciés sans respect des procédures, ainsi que le départ immédiat des personnes. » ...
Pour sa part, Alhasane Diallo, le Responsable du département des relations de Chalco a lancé aux frondeurs un appel aux négociations pour régler le différend.
«… Ce que je peux dire, c’est de privilégier le dialogue. C’est ce qui peut nous permet de résoudre nos différends et éviter une paralysie des activités de la société. Il n’y a pas un problème sans solution. Le cas de licenciement ou autre chose, je pense qu’on peut arriver à une solution négociée. C’est autour de la table qu’on peut tout expliquer devant Chalco et trouver une solution. Nous nous battons pour eux, pour leur bien-être. Mais rien ne peut être résolu si on ne s’assoit autour de la table pour discuter », a-t-il exhorté.