Hide Message

Updating the Resource Centre Digital Platform

The Business & Human Rights Resource Centre is at a critical point in its development. Our digital platform is home to a wealth of information on business and human rights, but hasn’t had a visual refresh for a number of years.

We will soon be updating the site to improve its usability and better serve the thousands of people that use our site to support their work.

Please take an advance peek at our new look, and let us know what you think!

Thank you,
Alex Guy, Digital Officer

Find Out More Hide Message

Guinea: CBG, a Rio Tinto-Alcoa joint venture failed to meet the IFC Performance Standards in resettling local communities, says new report - with company's comment

Get RSS feed of these results

All components of this story

Article
+ Français - Hide

Author: Georges Ibrahim Tounkara, Deutsche Welle (Allemagne)

La Compagnie des bauxites de Guinée et ses partenaires financiers internationaux, dont l’Allemagne, sont accusés de n’avoir pas tenu leurs engagements envers les habitants d'un village situé en Basse-Guinée...

Les habitants de Hamdallaye en ont gros sur le cœur. Victimes d’accaparement de leurs terres, de la destruction de leur environnement et de leurs moyens de subsistance, ils en veulent à la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG) qui n’aurait pas respecté sa promesse d’une bonne indemnisation..."On nous a envoyé dans une zone déjà exploitée. Aucune plante ne peut pousser là-bas. Quand il pleut, il y a de l’eau partout, toutes les maisons sont inondées. Nous demandons le respect du pacte établi en 2015", souhaite Lamarana Mamadou Bah, agriculteur à Hamdallaye...

Ces conditions de vie difficile sont confirmées par Pascal Tanguiano, directeur du Centre du commerce international pour le développement (Cecide), un des initiateurs du rapport publié. "Nous avons par exemple recensé un cas emblématique : une veuve et ses sept enfants qui n’ont pas de logement. Il n’y a pas de canaux d’évacuation des eaux et les maisons sont inondées. La question des terres de remplacement n’a pas été réglée avec satisfaction. Tout le processus d’acquisition de logements et d’indemnisation a été aussi biaisé", regrette M. Tanguiano. 

Face aux engagements non tenus, ces ONG guinéennes et internationales invitent donc la Compagnie des bauxites de Guinée et ses soutiens financiers, dont la Société financière internationale, filiale de la Banque mondiale, à réparer ce qu’elles qualifient d’injustice et d’atteinte aux droits de l’homme..."La société minière et la société financière internationale devraient être en mesure d’avoir une obligation de vigilance pour suivre tout le processus d’indemnisation et de réinstallation", poursuit Pascal Tanguiano.

En 2016, la Société financière internationale avait accordé un prêt de 135 millions d’euros à la Compagnie des bauxites de Guinée en vue de l’aider à intensifier ses activités. Deux ans plus tard, les habitants des villages de la région de Boké avaient déposé auprès de cette filiale de la Banque mondiale une plainte contre la Compagnie des bauxites de Guinée, pour non-respect des lois nationales et internationales.

Human Rights Watch s’était elle aussi indignée de la situation des populations de cette région. Pour sa part, la représentation allemande de l’ONG Fian reproche au gouvernement allemand son soutien financier, à hauteur de 293 millions de dollars, à une entreprise peu soucieuse selon elle du respect des droits fondamentaux de l’homme.

 

 

Read the full post here

Report
+ Français - Hide

Author: Centre de Commerce International pour le Développement (CECIDE), Association pour le développement rural et l’entraide mutuelle en Guinée (ADREMGUI) et Inclusive Development International (IDI)

Au milieu d’une crise sanitaire mondiale sans précédent, la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), un client de la Société Financière Internationale (SFI) de la Banque Mondiale, a relocalisé le village de Hamdallaye dans la région de Boké en Guinée. La communauté de Hamdallaye a été déplacée vers un site de réinstallation incomplet sans des logements adéquats, d’un accès à l’eau et des installations sanitaires, et sans suffisamment des terres arables et des opportunités développement de moyens de subsistance. Ces manquements sont en violation directe de la norme de performance (NP) 5 de la SFI sur l’acquisition de terres et la réinstallation involontaire...

Comme indiqué dans les documents de CBG, il y a au total 105 ménages à Hamdallaye dont 74 vivent en permanence au village...La situation actuelle de la communauté réinstallée, qui est détaillée ci-dessous, est grave et nécessite des mesures de redressement immédiates. Le plus préoccupant de ce dossier est que la CBG s’est accaparé et a détruit d’énormes étendues de terre ainsi qu’une part importante des ressources en eau d’Hamdallaye et des autres villages. Ces destructions se sont réalisées sans compensation ni remplacement de la terre. De plus, CBG n’a pas mis en place de mesures adéquates pour restaurer les moyens de subsistance de la communauté qu’il a économiquement déplacées. Malgré les assertions de la CBG qui soutient le contraire, tout cela s’est déroulé sans concertation ni participation de l’ensemble de la population affectée, y compris les femmes...

Aux dires des familles de Hamdallaye, les conditions de vie au niveau de l’ancien village de Hamdallaye, qui qui avait été existé il y a environ 200 ans, sont devenues « insupportables » à cause de la proximité des opérations minières de la CBG aux habitations. Elles ont pointé du doigt la poussière qui se dégage des activités minières et qui pollue l’air, en violation de la NP 3. Les vibrations de l’explosion de dynamite dans le processus d’extraction ont également causé des dommages aux maisons...

La CBG a affirmé dans sa lettre que les représentants de la communauté ont participé à un processus de consultation régulier, alors que les membres de la communauté ont bien affirmé que leurs points de vue et leurs positions n’étaient pas suffisamment pris en compte. Les femmes, en particulier, n’étaient pas suffisamment consultées tout au long du processus...

 

Read the full post here

Report
19 June 2020

The Relocation of Hamdallaye Village in the Midst of Covid-19.How CBG is Failing to Meet the IFC Performance Standards

Author: Centre de Commerce International pour le Développement (CECIDE), Association pour le développement rural et l’entraide mutuelle en Guinée (ADREMGUI), and Inclusive Development International (IDI)

In the middle of a global public health emergency, Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG), a client of the World Bank’s International Finance Corporation (IFC), relocated the village of Hamdallaye in the Boké region of Guinea. The Hamdallaye community was moved to an incomplete resettlement site without adequate housing, water, and sanitation and without sufficient arable land and sustainable livelihood opportunities, in breach of IFC’s Performance Standard (PS) 5 on Land Acquisition and Involuntary Resettlement...

According to CBG documents, a total of 105 households lived in Hamdallaye, including 74 living permanently in the village. All households but one have now been resettled to the new site...

The current situation of the resettled community, which is detailed below, is grave and in need of immediate remedial action. Of greatest concern, CBG has taken and destroyed extensive swathes of agricultural land and water resources from Hamdallaye and other villages without providing compensation or replacement land. Moreover, CBG has failed to put in place adequate measures to restore the livelihoods of the communities that it has economically displaced. Despite CBG’s assertions otherwise, all of this has occurred without effective informed consultation and participation of all segments of the affected population, including women...

Affected people have reported that conditions at the old Hamdallaye village...became “unbearable” due to the proximity of CBG’s mining operations to their homes. Communities report that the dust generated from mining activities created air pollution, in breach of PS 3. Vibrations from the dynamite blasting in the mining process also caused damage to houses. In addition, the surrounding mining activities dramatically reduced the community’s access to farming land, making it very difficult for families to continue their livelihood activities...

CBG claims in its letter that community representatives were engaged in a regular consultation process; however, community members state that their views and positions were not sufficiently considered. Women, in particular, were not effectively consulted throughout the process...

Hamdallaye residents have reported that the quality of the housing is poor and the infrastructure at the site is inadequate, particularly in relation to water and sanitation...CBG constructed the houses on land that it did not rehabilitate to ensure that it is cultivable, which will make the restoration of community livelihoods much more challenging going forward...Forty households report that at least one or more of their assets (e.g. house, sheepfold, henhouse, kitchens, etc.) were not inventoried or compensated for by the company...

Read the full post here

Article
19 June 2020

World Bank-Backed Rio Tinto-Alcoa Joint Venture Relocates Guinean Village During Covid-19 Lockdown

Author: Inclusive Development International (IDI), USA

While communities across Guinea were under Covid-19 shelter-in-place orders, a joint venture owned by mining giants Alcoa and Rio Tinto relocated more than a hundred families to expand its sprawling bauxite mine. Residents of Hamdallaye village in the Boké region of Guinea, who have been seeking redress for the loss of their ancestral farmlands and livelihoods to the mine, say that Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) moved them to an unfinished resettlement site without adequate housing, water and sanitation, or sufficient arable land and sustainable livelihood opportunities. The surprise move took place prior to the commencement of a long-awaited World Bank-backed mediation between the community and CBG, which had been scheduled for March 2020 but was delayed due to the COVID-19 pandemic, among other issues.

report released today by Guinean organizations Centre du Commerce International pour le Developpement (CECIDE) and Association pour le développement rural et l’entraide mutuelle en Guinée (ADREMGUI), and the US-based Inclusive Development International, documents how CBG’s resettlement of Hamdallaye village violates the environmental and social requirements of the International Finance Corporation (IFC), the World Bank’s private sector lending arm. The IFC bankrolled CBG’s expansion along with a syndicate of US, German and French public and private lenders.

According to the report the dust and dynamite blasting from CBG’s mining activities had made living conditions at the community’s former two-hundred-year-old village unbearable and gave the residents little choice but to accept relocation. The families were relocated – in the middle of a government-ordered lockdown – to a resettlement site that was incomplete, with only one working water well at the time of the move, as well as unfinished houses and other poorly constructed infrastructure...

Read the full post here