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Bulletin

14 Jui 2022

Pour une transition énergétique rapide et équitable pour l’Afrique: Leçons du Kenya

Shutterstock (purchased)

En Afrique, un nombre appréciable de pays se tournent vers les énergies renouvelables. Ils y voient le potentiel d'une "croissance accélérée" afin de lutter contre la pauvreté énergétique persistante et de conduire des transitions énergétiques inclusives, justes et durables. Pour atteindre ces objectifs, la chaîne de valeur des énergies renouvelables en Afrique est prête à recevoir des investissements importants : de l'extraction des minéraux essentiels à la transition vers l'énergie verte, notamment le cobalt, le zinc, le cuivre et le manganèse, qui sont indispensables aux technologies renouvelables telles que les batteries électriques, les éoliennes et les installations solaires, aux installations d'énergie renouvelable elles-mêmes.

Notre briefing s'appuie sur des études de cas au Kenya pour fournir à l’Afrique de riches enseignements sur la manière de passer rapidement aux énergies renouvelables et d'éviter les retards et les suspensions lorsque des approches irresponsables créent de la misère ou provoquent la dépossession des communautés et des travailleurs. Les cas concernent des installations d'énergie renouvelable au Kenya qui ont fait l'objet d'allégations de violations des droits de l’homme, de pertes de moyens de subsistance et de violations des droits des peuples autochtones, y compris le droit au consentement libre, préalable et éclairé des communautés environnantes qui sont affectées. Il est important de noter que les protestations – d’ailleurs compréhensibles – qui en ont résulté ont entraîné des retards dans les projets – avec des conséquences réelles et immédiates pour les investisseurs.

Ce briefing conclut que pour que la transformation de l'énergie apporte aux communautés locales une prospérité partagée, renforce la licence sociale d'exploitation des entreprises, fournisse des retours sur investissement stables et offre les meilleures chances de développement d'un secteur africain de l'énergie propre durable, il est impératif que les investisseurs et les entreprises du secteur des énergies renouvelables assument leurs responsabilités en matière de droits de l’homme.

Nous recommandons aux investisseurs de disposer et de mener rigoureusement une diligence raisonnable en matière de droits de l’homme et d'environnement mais aussi d'engager les entreprises bénéficiaires d'investissements qui causent, contribuent ou sont directement liées à des atteintes aux droits de l’homme et à l'environnement, y compris les attaques contre les défenseurs des droits de l’homme. Nous leur recommandons également d'exiger des entreprises bénéficiaires d'investissements qu'elles veillent à ce que tous les aspects de leurs opérations respectent les droits des peuples autochtones, y compris le droit au consentement libre, préalable et éclairé. Cela doit inclure des mesures spéciales pour protéger les femmes et les moyens de subsistance ; établir et communiquer publiquement des normes en matière de droits de l'homme pour tous les investissements dans les énergies renouvelables (à la fois pour les investisseurs et les sociétés détenues par des investisseurs), conformément aux Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et aux normes ESG officielles émergentes. Enfin, cela doit aussi inclure, en dernier ressort, le désinvestissement accompagné d’une stratégie de sortie qui inclut une diligence raisonnable en matière de droits de l'homme et d'environnement pour éviter les abus et les préjudices.