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À l'ère du coronavirus, la société doit imaginer une nouvelle forme de gouvernement, selon une juriste

«À l’ère du coronavirus, gouverner la mondialisation par le droit» 18 mars 2020

Alors que l'humanité est plongée dans une crise sanitaire globale, la question des modes de gouvernance de la mondialisation se pose, plus urgente que jamais. Pour répondre à ce défi, la juriste Mireille Delmas-Marty imagine un droit en mouvement qui, à l'instar d'une boussole, s'adapterait aux vents contraires qui nous font dériver dans l'océan de la mondialisation.

Gouverner la mondialisation par le droit implique de construire un état de droit sans État mondial, donc de repenser l’outil que représente le droit, traditionnellement identifié à l’État, face aux interdépendances nées de la mondialisation et aux défis qu’elles engendrent. Crises économiques et financières  ; crises sociales  ; terrorisme global  ; désastre humanitaire des migrations  ; crise climatique et, pour couronner le tout, si l’on ose dire, la crise sanitaire du «  coronavirus  »...

Notre conception de la souveraineté doit être renouvelée. Pour créer un état de droit sans véritable État mondial, l’universalisme est trop ambitieux et le souverainisme, par repli sur les communautés nationales, trop frileux. Concilier souverainisme et universalisme nécessite de les penser de façon interactive, car il ne s’agit pas de choisir entre les deux, mais de les combiner afin de les concilier. C’est pourquoi nous avons encore besoin des communautés nationales pour responsabiliser les principaux acteurs de la mondialisation (États et entreprises transnationales, ETN), mais seule la communauté mondiale pourra définir les objectifs communs et les responsabilités qui en résultent. Et seul leur entrecroisement évitera que les deux dynamiques s’opposent et se neutralisent, aboutissant à une société «  à irresponsabilité illimitée  ».

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