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Des défenseurs des droits de l'homme du Guatemala témoignent de leur criminalisation par l'état

«Au Guatemala, ceux qui défendent leurs droits face aux entreprises multinationales sont très vulnérables. L'Etat ne nous protège pas. Au contraire, il nous criminalise», dénonce Ana Sandoval, du mouvement Resistance pacifique La Puya, qui se bat depuis des années contre l'implantation d'une mine d'or sur des terres indigènes, proches de la capitale.

Depuis que ce pays d'Amérique centrale a autorisé, il y a une quinzaine d'années, l'exploitation de ses richesses naturelles par des firmes transnationales, les conflits sociaux se sont multipliés. Avec comme principale caractéristique, les nombreux procès ouverts contre les militants à la suite des plaintes déposées par ces entreprises. C'est pour faire connaître ces attaques que la militante de La Puya, de passage à Genève la semaine dernière, a apporté son témoignage au cours d'une table ronde.

A ses côtés, Carlos Choc raconte sa propre expérience de persécuté. Journaliste du média Prensa comunitaria et membre de la communauté Maya Q'eqchi', il risque des années de prison pour avoir dénoncé la pollution du lac Izabal, au nord-est du pays, et pour avoir documenté la mort d'un manifestant...

...Ana Sandoval revient elle aussi sur les difficultés de faire appliquer les décisions judiciaires favorables aux habitants. «En 2015, nous avions obtenu la suspension de la licence de l'entreprise pour extraire de l'or et de l'argent. Mais nous voyions qu'ils continuaient d'opérer et nous l'avons dénoncé. Il a fallu attendre un an pour que la justice perquisitionne enfin la mine et nous avons beaucoup lutté pour qu'ils emmènent les machines. Mais malgré cela, nous savons qu'ils continuent leurs activités.»