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En Afrique, excepté au Botswana, les communautés locales ne bénéficient pas des revenus tirés du diamant, affirme un analyste

"Marché du diamant: quelles retombées économiques pour les pays africains?", 29 juin 2016

Depuis la découverte de la première mine de diamants au Botswana en 1967, un an seulement après l’indépendance, l’industrie diamantaire est devenue un pilier de l’économie du [Botswana]...Aujourd'hui, le diamant y représente près de 40 % des recettes de l'Etat, et 89 % des revenus d'exportation. Une exploitation maîtrisée par le gouvernement, grâce à un partenariat public-privé avec le conglomérat diamantaire sud-africain De Beers, et à un système de redistribution fondé sur des taxes importantes...Sur le continent africain comme ailleurs, le secteur du diamant se caractérise par son opacité et par des fuites d'importantes sommes d'argent. Les communautés minières ne profitent que rarement des richesses de leurs sous-sols. La région diamantifère du Northern Cape, en Afrique du Sud, est par exemple l'une des plus pauvres du pays, alors qu’elle abrite certaines des mines les plus lucratives du monde. Là-bas, le taux de chômage avoisine les 70 %, et beaucoup d’habitants vivent avec quelques dizaines de dollars par mois, selon Christopher Rutledge, coordonnateur pour les questions minières chez Action Aid...Pour lui, « la nature de l’exploitation minière est si injuste que le ressentiment de ces communautés à l’encontre des sociétés minières ne peut que s’aggraver »...Des centaines de millions de dollars issus de la production de diamants sont détournés chaque année via des montages financiers...Finalement, explique Michael Gibb de Global Witness, « l’identité des personnes qui contrôlent réellement les entreprises dans le secteur du diamant est souvent inconnue, cachée derrière de multiples sociétés anonymes enregistrées dans des paradis fiscaux. Il est donc très difficile de savoir à qui revient l’argent au bout du compte ». [Se réfère à Debswana et Diamond Trading Company Botswana (DTCB)].