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Article

12 sep 2023

Auteur:
David Rich, France24 (France)

En RD Congo, des centaines d’habitants expulsés au nom de la "transition verte"

Des avenues entières ont été rayées de la carte. En République démocratique du Congo, l’extraction minière ne connaît pas de trêve, au détriment, bien souvent, des populations locales.

Selon l’ONG Amnesty International, l’expansion des mines industrielles de cobalt et de cuivre a conduit à l’éviction forcée de plusieurs centaines d’habitants dans la province de Lualaba, dans le sud du pays, et en particulier dans la ville minière de Kolwezi, où plusieurs milliers d’habitations sont menacées.

Ces métaux rares dont la demande a explosé ces dernières années sont essentiels à la production de batteries rechargeables. Celles-ci sont utilisées notamment pour les voitures électriques, considérées comme un pilier de la transition verte.

Mais les conditions d'extractions de ces matières premières en République démocratique du Congo suscitent de vives critiques de la part des ONG, qui dénoncent régulièrement la recrudescence du travail infantile dans les mines artisanales, ainsi que les dangers environnementaux liés à l’activité des grands groupes industriels.

"La justice climatique exige une transition juste", clame Amnesty International dans son nouveau rapport, rappelant que la décarbonation de l’économie mondiale "ne doit pas engendrer de nouvelles violations des droits humains".

France 24 s’est entretenu avec la chercheuse Candy Ofime, qui a enquêté sur place et appelle l’État congolais de décréter un moratoire immédiat sur les expulsions liées à l'exploitation minière...

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