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Entretien avec le collectif Éthique sur l'Étiquette sur le respect des droits humains dans le secteur de l'habillement

« Fast fashion : "C'est un secteur où il y a une violation massive des droits humains au travail" », 20 juillet 2020.

...La fast fashion aujourd'hui, cela implique quoi sur le plan des droits humains ?

...Quand on s'attache à des événements comme le Rana Plaza, la crise actuellement liée à l'épidémie de Covid, on arrive à mettre le doigt sur ces dysfonctionnements...C'est un secteur où il y a une violation massive des droits humains au travail : des salaires bien trop bas pour permettre une vie digne, des horaires très éloignés des normes fixées par l'Organisation internationale du Travail, de la maltraitance au travail et une forte répression syndicale, comme c'est le cas au Vietnam, au Bangladesh ou au Cambodge...

Nombre de grandes entreprises communiquent pourtant beaucoup sur leurs engagements "éthiques"...

Exactement, il s'agit bien de communication : elles communiquent souvent soit sur des mesures inefficaces, soit sur des engagements réels mais qui ne touchent pas au modèle économique. Il faut des mesures contraignantes...

La crise de la Covid-19 nous montre les limites du système selon vous ?

L'actualité nous donne beaucoup d'illustrations d'un système qui ne fonctionne pas. Il n'a fallu que quelques jours pour les baisses de ventes de vêtements ici se traduisent par une perte de salaires des ouvriers du Bangladesh ou du Sri Lanka...H&M ainsi que d’autres marques ont été obligées par la pression publique d’annoncer qu’ils allaient finalement payer les commandes, mais le premier réflexe était de ne pas le faire...