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Article

16 Aoû 2020

Auteur:
Sandrine Morel, Le Monde

Espagne : La pandémie exacerbe les conditions de vie inhumaines des travailleurs migrants dans le secteur de l’agriculture

« En Espagne, le Covid-19 révèle les conditions de vie inhumaines des travailleurs migrants » 18 août 2020 

Ils commencent l’année dans les champs de fraises d’Andalousie, puis partent en Aragon ou en Catalogne pour récolter les pêches et autres fruits à noyau. En août, ces journaliers enchaînent sur les fruits à pépins, poires et pommes. Puis vient la saison des vendanges, un peu partout en Espagne. Enfin, le cycle se termine de nouveau en Andalousie, dans les oliveraies.

Toute l’année, au gré des besoins, ces travailleurs − des migrants majoritairement subsahariens dont un certain nombre sont sans papiers − se déplacent ainsi aux quatre coins de l’Espagne pour prêter main-forte dans les champs. Avec l’espoir d’être embauchés un jour, une semaine, un mois ou davantage, avec de la chance.

Le soir, ils dorment entassés par dizaines dans des chambres minuscules, chez des compatriotes qui leur louent un lit, dans la promiscuité de baraques de chantier mises à disposition par les agriculteurs ou dans des bidonvilles surpeuplés. Certains occupent des usines abandonnées ou des entrepôts désaffectés, sans accès à des conditions d’hygiène minimales. D’autres finissent sur des cartons, dans la rue…

Ce n’est pas nouveau. D’année en année, les organisations non gouvernementales (ONG) dénoncent la situation. Mais il aura fallu que la pandémie de Covid-19 frappe le royaume et que ces saisonniers précaires se retrouvent à l’origine de dizaines de clusters pour que l’administration prenne au sérieux cette crise humanitaire.