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France : Des travailleuses immigrées dénoncent les conditions de travail indigne et le harcèlement sexuel dans le secteur de l'agriculture

Les « travailleurs détachés » — qui viennent de Pologne, d'Espagne, de Roumanie... — fournissent une grande part de la main d'œuvre dans les campagnes françaises. Ce statut vulnérable et précaire permet de nombreux abus, dont sont notamment victimes les femmes...

...Laboral Terra... est une entreprise de travail temporaire qui propose de la main d’œuvre aux exploitants agricoles et sociétés du secteur...

« On pensait qu’on avait un contrat de 8 mois, puis finalement on nous appelait et on nous disait “tu ne viens pas demain”,parce que la société française avait changé d’avis », se rappelle Yasmine...« On était payé sept euros de l’heure tout inclus, avec les heures supplémentaires et les congés payés », décrit Yasmine. « Certains mois on gagnait 300 ou 400 euros, d’autres fois c’était 1.400 euros pour 260 heures de travail. On pouvait ainsi descendre à 4 euros de l’heure. » Pourtant, la directive sur les travailleurs détachés prévoit un salaire minimum égal à celui du pays d’accueil (10,03 euros bruts de l’heure en France), le respect des périodes maximales de travail (48 heures par semaine soit un peu plus de 200 heures par mois en France), et le paiement des congés payés....

...« les responsables de sociétés espagnoles et françaises nous disaient qu’il fallait que l’on accepte de donner notre corps pour continuer à travailler, dénonce Yasmine...

...Les deux femmes...ont décidé en 2017 d’attaquer aux prud’hommes Laboral Terra, mais aussi les entreprises françaises qui avait fait appel à ses services...[Elles] demandent la requalification de leur contrat en CDI et plusieurs milliers d’euros d’indemnités et d’heures supplémentaires non payées. Elles ont aussi déposé plainte contre eux au pénal, « pour conditions de travail indigne, travail dissimulé, mais aussi harcèlement moral et sexuel »...