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Le Brésil ré-autorise en partie le travail forcé

...[Le] gouvernement intérimaire brésilien de Michel Temer...a modifié, sans concertation préalable et sans aucun vote, la définition juridique du « travail esclave ». Selon le nouveau texte, il faudra désormais que les travailleurs exploités soient empêchés d’aller et venir librement, en cas de menaces physiques ou d’isolement extrême par exemple, pour qu’une situation de travail esclave puisse être caractérisée. Des conditions de travail particulièrement dégradantes ne seront plus suffisantes comme critère de qualification.

Le Brésil avait mis en place au tout début des années 2000 un plan national d’éradication du travail esclave, avec notamment la publication annuelle d’une liste d’employeurs pris en flagrant délit de surexploitation sévère de travailleurs. La plupart des cas de travail esclave constatés depuis au Brésil le sont dans les secteurs de l’agriculture et de la construction. Mais les grandes entreprises multinationales sont aussi concernées, via leur chaînes d’approvisionnement...

[Fait aussi référence à Engie, Zara]