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Qatar : Les travailleurs migrants protestent contre leurs salaires impayés

« Des travailleurs migrants se rebellent au Qatar pour exiger leurs salaires » 25 mai 2020

Vendredi dernier des images ont circulé sur les réseaux sociaux montrant autour d’une centaine de travailleurs migrants bloquant une artère importante de la zone industrielle à Doha, capitale qatarie. Les salariés, originaires du Bangladesh, d’Inde, du Sri Lanka ou encore du Pakistan, réclament leurs salaires impayés.

Il s’agit d’images très rares dans un pays où la main d’œuvre étrangère, environ 2 millions de personnes, représente autour de 95% du total de la force de travail mais dont les conditions de travail et de vie sont des plus déplorables : pratiquement sans aucun droit, totalement dépendantes de leurs patrons pour leurs permis de séjour, exposées à des conditions de travail et de vie dégradantes et dangereuses, certaines de ces personnes sont même dans des conditions de semi-esclavage...

Cependant, quand les travailleurs décident de se battre, défiant la répression, tout l’édifice est ébranlé. Les options s’ouvrent alors pour le régime. Une très forte répression, dans une situation économique très tendue, pourrait ouvrir une situation inouïe avec des milliers de travailleurs risquant de s’arrêter en solidarité. Le gouvernement a donc choisi la voie du dialogue, en tout cas pour l’instant.

Quoi qu’il en soit, la lutte de ces travailleurs est en train de révéler une profonde vérité : les capitalistes, qu’ils soient des princes ou pas, puisent leurs privilèges du travail des ouvriers et ouvrières. C’est également ce que sont en train de dévoiler les travailleurs migrants du service de ramassage d’ordures au Liban en lutte depuis fin avril pour leurs salaires (ils sont arrivés à un accord temporaire avec l’entreprise). Mais c’est aussi ce que la lutte des travailleurs agricoles étrangers pour leurs droits est en train de révéler en Italie, où la semaine dernière des milliers de grévistes ont arrêté les campagnes du pays.