abusesaffiliationarrow-downarrow-leftarrow-rightarrow-upattack-typeburgerchevron-downchevron-leftchevron-rightchevron-upClock iconclosedeletedevelopment-povertydiscriminationdollardownloademailenvironmentexternal-linkfacebookfiltergenderglobegroupshealthC4067174-3DD9-4B9E-AD64-284FDAAE6338@1xinformation-outlineinformationinstagraminvestment-trade-globalisationissueslabourlanguagesShapeCombined Shapeline, chart, up, arrow, graphlocationmap-pinminusnewsorganisationotheroverviewpluspreviewArtboard 185profilerefreshIconnewssearchsecurityPathStock downStock steadyStock uptagticktooltiptwitteruniversalityweb

Le contenu est également disponible dans les langues suivantes: English

Rapport

21 Jui 2021

Auteur:
Corporate Europe Observatory, ECCJ & Friends of the Earth Europe

Une enquête souligne le combat des lobbies des multinationales pour affaiblir une loi européenne sur le devoir de vigilance

" Devoir de vigilance européen : enquête inédite révélant les manœuvres des lobbies", 21 juin 2021

Ce scénario au niveau européen reproduit le travail de sape qu’avaient effectué les lobbies contre la loi française sur le devoir de vigilance des multinationales. C’est ce que révèle la nouvelle enquête des Amis de la Terre France et Europe, du Corporate Europe Observatory et d’ECCJ. Elle s’appuie sur des dizaines de documents des lobbies, obtenus grâce à des demandes d’accès à l’information, et est publiée avec le soutien d’ActionAid France, du CCFD-Terre Solidaire, du collectif Ethique sur l’étiquette et de Sherpa.

Alors que la Commission européenne doit présenter sa proposition législative en septembre 2021, ce nouveau rapport décrypte les différentes manœuvres et arguments utilisés par les lobbies pour saper cette future législation qui pourrait mettre fin à l’impunité des multinationales. Tandis que certains lobbies s’opposent ouvertement au texte, d’autres feignent de le soutenir, pour mieux en vider le contenu et neutraliser les effets. Cherchant à maintenir leur business as usual sans aucune contrainte, ils veulent notamment empêcher tout risque de poursuite judiciaire pour des violations des droits humains et environnementaux dans leurs chaînes de valeur mondiales...

Il s’agit d’une part de lobbies organisés au niveau européen, comme BusinessEurope et CSR Europe, et d’autre part d’entreprises individuelles ou lobbies nationaux, comme l’AFEP, Total, H&M ou encore Danone. Ces lobbies et multinationales continuent de vanter les mérites des initiatives volontaires telles que leurs chartes éthiques ou mesures de responsabilité sociale (RSE), qui ont pourtant largement prouvé leur inefficacité, et demandent des « incitations positives » plutôt que des sanctions...

Le tableau est similaire pour les entreprises qui se présentent comme des « championnes du développement durable ». En privé, cependant, celles-ci cherchent à affaiblir fatalement la loi en appelant à des fausses solutions...

Chronologie