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Article

30 Mai 2022

Auteur:
Stefanie Dodt (NDR),
Auteur:
The Straits Times,
Auteur:
Folha de São Paulo,
Auteur:
La Jornada,
Auteur:
J. Br. avec AFP (France)

Brésil : Volkswagen est accusé de « pratiques esclavagistes » et de « traite d'êtres humains » entre 1974 et 1986 pendant la dictature militaire

"Brésil: Volkswagen accusé de pratiques "esclavagistes" durant la dictature", 30 mai 2022

...Le groupe allemand Volkswagen ... fait face à de nouvelles accusations liées à la dictature au Brésil, cette fois pour pratiques "esclavagistes" entre 1974 et 1986, affirment dimanche plusieurs médias allemands...

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de Volkswagen a assuré que l'entreprise prenait "très au sérieux"" cette affaire ainsi que les "éventuels incidents" qui se seraient produits "et sur lesquels se basent les investigations des autorités judiciaires brésiliennes". Le groupe n'a toutefois pas voulu à ce stade en dire plus "en raison d'une possible procédure judiciaire".

Les faits qui lui sont reprochés remontent à la période 1974-1986, durant la dictature militaire qui a sévi au Brésil entre 1964 et 1985... Les plaintes examinées par la justice brésilienne font état, selon les médias allemands, de recours par le constructeur automobile à des "pratiques esclavagistes", à de la "traite d'êtres humains" et accusent le groupe d'avoir été complice de "violations systématiques des droits de l'Homme".

À l'époque, le groupe avait eu pour projet de construire un grand site agricole au bord du bassin amazonien pour le commerce de viande ... [et des] centaines d'ouvriers journaliers et intérimaires furent recrutés pour des travaux de déforestation..

[L]es ouvriers [auraient été] victimes de sévices et de violences de la part des intermédiaires et des gardiens armés du chantier... La femme de l'un d'eux aurait été violée comme punition ...

"C'était une forme d'esclavagisme moderne", a déclaré aux médias allemands le procureur brésilien de Rio en charge de l'enquête, Rafael Garcia. Il évoque des conditions de travail inhumaines sur le site, "avec des ouvriers qui avaient la malaria, pour certains d'entre eux en mourraient et étaient enterrés sur place sans que les familles soient informées". "VW a manifestement non seulement accepté cette forme d'esclavagisme mais l'a aussi encouragée, car c'était de la main d'œuvre bon marché", a ajouté le procureur...

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