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Article

15 nov 2025

Auteur:
The Guardian,
Auteur:
Infobae,
Auteur:
Infoamazônia,
Auteur:
RFI

COP30: il faut tourner la page de l'ère des énergies fossiles, clament des milliers de manifestants

Agência Brasil - EBC

Sous un soleil de plomb, au cours d'une marche de près de quatre heures, on a croisé des yeux qui ne se résignent pas. En tête du cortège, bariolé, festif, compact et long de presque cinq kilomètres, les communautés autochtones ont compris que la COP30 représentait une caisse de résonnance politique et médiatique inespérée pour leur cause. Depuis une semaine, ils tentent par différentes manières, parfois musclées, de se faire entendre.

Leurs revendications, précises et concrètes, sont nombreuses, tant leurs territoires et leur culture sont exposées aux affres du développement tous azimuts dans ce pays  -agriculture intensive, déforestation, pétrole, industrie minière, orpaillage...

Dans une artère, trois immenses cercueils sont dressés : un pour le charbon, un pour le pétrole, un pour le gaz. Autour, des militants vêtus de noirs, le visage endeuillé. « Ces funérailles symboliques représentent la fin de l’ère des énergies fossiles », explique João Talocchi, 40 ans, de l’Alliance latino-américaine pour les énergies renouvelables. L’ennemi à abattre est désormais bien identifié, depuis que l’accord universel trouvé à Dubaï indique la « sortie progressive » de ces combustibles. Une sortie encore ralentie par les grands producteurs : États-Unis, Chine, Inde, pays pétroliers…

Or, à mi-parcours des négociations dont la deuxième semaine doit accoucher d’un résultat tangible, des espoirs commencent à poindre sous la forme d’une feuille de route qui doit déterminer des étapes datées pour la fin des énergies fossiles, actées à Dubaï.

Pour plusieurs observateurs, cette semaine a marqué « un tournant »...

...« Une "transition juste", c’est accompagner la reconversion des travailleurs du secteur énergétique. Il faut aussi, et c’est très fort dans cette COP, prendre en compte la voix des populations autochtones. »...

De plus en plus, les acteurs africains impliqués de près comme de plus loin dans les négociations climatiques essaient de changer « le narratif ». L’Afrique, certes, réclame l'argent sonnant et trébuchant dû par le Nord qui s'est modernisé grâce au charbon et au pétrole depuis deux siècles. Mais elle a aussi des atouts à faire valoir dans la lutte contre les émissions de gaz réchauffants...

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