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Article

3 mai 2022

Auteur:
Actualites.CD (RDC),
Auteur:
Eric Olander, The China-Africa Project

RDC : Le travail des enfants est largement répandu dans les petites mines de cobalt, selon un rapport l

" RDC : ces enfants qui écument les mines du Katanga ", 3 mai 2022

Combien sont-ils ? Sans doute des milliers. Ces enfants mineurs creusent, lavent, trient et transportent les minerais qui font la richesse du Lualaba et du Haut-Katanga. Au vu et au su de tous, souvent avec la complicité de leurs parents, et pas qu’eux. Les autorités comme les compagnies minières ferment les yeux sur cette exploitation pourtant interdite. L'enquête d'Anto Mulanga...

Micka et Héritier, deux enfants aux traits innocents, pieds nus ... ramassent des résidus de cobalt et d’autres déchets pour les vendre auprès des négociants congolais. « Je m’appelle Héritier Ilunga, dit le premier, je vis ici au quartier Kasulo avec mes parents. Je viens régulièrement travailler sur les mines de cobalt. Je ramasse les résidus .. [et] nous mettons cela dans des sacs et nous allons les vendre auprès des négociants »...

Kasulo est une carrière qui s’est créée en plein quartier résidentiel de Kolwezi depuis qu’un habitant a trouvé en 2014 du cobalt.... Très vite, l'entreprise minière Congo Dongfang Mining (CDM) en a acquis les droits d'exploitation...

« ...[P]rès de quatre enfants sur dix...travaillent dans ces mines à ciel ouvert »[explique Auguste Mutombo de l’ONG Alternative Plus.]...

[L]a plupart ont entre 5 et 17 ans et travaillent soit pour compléter le revenu familial, soit pour soutenir le foyer placé sous leur responsabilité...

[D]es personnes physiques créent avant tout des coopératives minières, puis se mettent à la quête des espaces pour exploiter le cuivre et le cobalt. C'est ainsi que plusieurs enfants affluent dans ces concessions minières privées pour y chercher des minerais...

Pour les parents, ce calvaire porte un nom : la réalité économique. « Les parents ne font pas travailler leurs enfants de gaîté de cœur, raconte Eustache Sangwa qui transporte des sacs de braise sur son vélo. Bien souvent, ils sont forcés à le faire, à cause de la pauvreté»...

Emmanuel Umpula, un responsable de l’ONG AFREWATCH et membre de la coalition ‘’Le Congo n’est pas à vendre ‘’ fait observer que l’exploitation des enfants dans les mines artisanales impliquent des autorités tant provinciales que nationales. Il prend pour exemple les contrats d’achat de minerais que la province du Lualaba signe avec des comptoirs d’achat de minerais dont les propriétaires sont soit des Chinois, soit des Indiens soit encore des Indopakistanais. En outre, ces acheteurs vont jusqu’à s’installer dans les carrières artisanales et y font travailler des enfants en violation de la loi.  « Cela passe inaperçu car ils sont couverts par les autorités en province », déplore-t-il.

Les responsables des coopératives minières, légalement établies pour leur part, se disent impuissants devant cette situation. Selon eux, des autorités politiques leur imposent ces étrangers comme acheteurs et à leur tour, ils préfèrent cette main d’œuvre infantile qui coûte moins cher. Si la coopérative refuse, elle se voit ravir le site d’exploitation...

La présence des enfants dans les mines de cobalt reste un défi. D’après Jean-Claude Katende, de la coalition « Publiez ce que vous payez », cela s’explique par l’inaction de l’Etat qui voit dans la débrouillardise un moyen de se tirer d’affaire...

Si le secteur est marqué par l’opacité et la porosité entre les mines industrielles et les mines artisanales, il le doit à l'omniprésence des hommes politiques. «Certaines compagnies achètent du cobalt aux creuseurs et mélangent leur production avec celle des enfants », argumente le militant Jean-Claude Katende. « Cette main d’œuvre infantile ferait vivre au Congo des centaines de politiques et leurs familles »...