Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives au Sénégal - Rapport ITIE 2019
Le total des revenus générés par le secteur extractif au Sénégal a évolué de 34,45 milliards de FCFA par rapport à l’exercice 2018, enregistrant ainsi, une hausse de 29%. Cette hausse s’explique par plusieurs facteurs. - Les revenus du secteur des hydrocarbures sont en hausse de 14,38 milliards de FCFA, passant de 8,40 milliards de FCFA en 2018 à 22,78 milliards de FCFA en 2019, cela provient principalement de : paiement de la deuxième tranche de financement de la construction de l’Institut National du Pétrole et du Gaz effectué par la société Total E&P pour un montant de 10 Millions de USD (≈ 5,91 milliards de FCFA) au profit de l’Etat du Sénégal (conformément à l’article 19.6 du Contrat de Recherche et de Partage de Production d’hydrocarbures du bloc Ultra Deep Offshore (UDO)) ; et des paiements effectués par la société Kosmos Energy en 2019, relatifs à des redressements fiscaux d’un montant de 5,21 milliards de FCFA. - les revenus du secteur minier sont en hausse de 22,59 milliards de FCFA, passant de 111,90 milliards de FCFA en 2018 à 134,49 milliards de FCFA en 2019, cela s’explique principalement par : la hausse des productions d’or7 , de minéraux lourds et des cours mondiaux de ces produits miniers ; et des paiements effectués par la société SGO en 2019, relatifs à des redressements fiscaux d’un montant de 5,00 milliards de FCFA...
Les revenus générés par le secteur extractif en 2019 ont été affectés à 91,65% au Budget de l’Etat. Le reste des revenus est réparti entre le compte d’exploitation de la société nationale Petrosen, les fonds propres des organismes collecteurs, les fonds revenant à l’UEMOA et à la CEDEAO, et les dépenses sociales et environnementales...
Il ressort de l’analyse de la contribution, au même titre que les années précédentes que le poids du secteur extractif est surtout perceptible à travers son effet positif sur la balance des paiements tandis que sa contribution dans le PIB ou dans l’emploi reste marginale. A l'heure actuelle, le secteur extractif sénégalais est composé essentiellement d'exploitations de mines et carrières (or, phosphates et calcaires pour la fabrication du ciment). De ce fait, le potentiel de création d'emplois est limité. Par ailleurs, la faible contribution du secteur au PIB dénote un manque de diversification, de transformation sur place des produits miniers en produits finis ayant une plus grande valeur ajoutée, et de renforcement des liaisons intersectorielles pouvant accélérer le développement industriel...
Sans remettre en cause les données et les conclusions du présent rapport, nous avons formulé des recommandations destinées à améliorer le processus de déclaration ITIE et la gouvernance du secteur dont le résumé se présente comme suit ...