Un rapport met en évidence le véritable bilan annuel d'Areva avec d'importants impacts sociaux et environnementaux; l'entreprise répond

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Réponse
11 August 2015

Réponse d'Areva

Auteur: Areva (France)

Les sociétés minières Somaïr et Cominak...sont le premier employeur privé du pays avec des effectifs nigériens à 98 %...L’Etat du Niger est le principal bénéficiaire des retombées économiques des activités minières (impôts, redevances, etc.) avec plus de 90 % des recettes qui lui ont été reversées en 2013...Plus de 100 millions d’euros d’achats par an en moyenne sont réalisés par Somaïr et Cominak auprès de fournisseurs locaux. Areva et les sociétés minières sont au quotidien très actif en matière d’aide au développement au Niger, notamment en consacrant environ 6 millions d’euros par an en matière de santé, éducation, soutien aux infrastructures...Areva apporte son soutien financier à des projets d’aménagement et de développement dans la région Nord du Niger, avec le financement...d’un programme de développement agricole...à hauteur de 17 millions d’euros...La gestion responsable et durable de l’environnement est une priorité de l’activité industrielle des sites opérés par Areva...[qui]...s’efforce de limiter au maximum l’impact de ses activités minières sur l’environnement...Un réseau de surveillance de l’environnement notamment sur l’air, l’eau, la chaîne alimentaire et les sols a ainsi été mis en place...Des échantillons de la chaîne alimentaire et des sols sont analysés régulièrement. Tous les résultats...montrent que les limites réglementaires de radioprotection sont strictement respectées et que l’eau distribuée aux populations est conforme aux normes nigériennes et aux recommandations de l’OMS...Si des eaux usées sont déversées dans les oueds, cela n’a rien à voir avec les mines exploitées par...[Areva]...Afin de préserver les écosystèmes, un suivi qualitatif et quantitatif des nappes phréatiques est effectué...La santé des travailleurs et des populations locales est, au Niger...une priorité absolue...

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Article
9 July 2015

Ali Idrissa : « L’accord annoncé entre Areva et le Niger était du bluff »

Auteur: Observatoire des multinationales (France)

Sous la pression de la société civile, le gouvernement nigérien a souhaité obtenir du groupe nucléaire français un partage plus juste des revenus de l’uranium. Aujourd’hui, plus d’un an après l’annonce en fanfare de la signature d’un accord, les nouvelles conventions fiscales entre le Niger et Areva n’ont toujours pas été publiées. Entretien avec Ali Idrissa, coordinateur du Rotab et de la branche nigérienne de l’initiative « Publiez ce que vous payez »..."...Ils n’ont signé qu’un accord cadre, par lequel Areva acceptait en apparence le principe de passer sous le régime fiscal de droit commun. En théorie, Areva se verra appliquer le taux de redevance minière normal...ce qu’elle se refusait à faire jusqu’alors. Mais la formule de calcul est telle que le groupe français continuera de fait à bénéficier d’un taux réduit. Par ailleurs, Areva a obtenu d’autres concessions, notamment le principe de la « neutralité de la TVA », qui fait perdre plusieurs millions au Niger...les conventions minières détaillées entre Areva et le gouvernement, contrairement aux annonces, ne sont en fait pas encore signées. Et, même si elles l’étaient, ce serait en contravention avec la législation nigérienne, puisque ces conventions ne sont pas rendues publiques...En octobre 2014, à nouveau, ils ont annoncé que les conventions détaillées étaient signées. Au bout d’un an, nous nous rendons compte que c’était du bluff...L’uranium doit profiter aux Nigériens et à notre économie...l’uranium contribue beaucoup plus à rendre malade le peuple nigérien qu’à faire son bonheur. La population de ces régions consomme de l’eau irradiée. Ils n’ont pas de centres de santé...Il y a un fossé béant entre d’un côté ceux qui exploitent l’uranium, et de l’autre ceux à qui il appartient".

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Article
9 July 2015

Contre-rapport: Le véritable bilan annuel d’Areva : au-delà de la crise industrielle, le coût social et écologique du nucléaire

Auteur: Observatoire des multinationales (France)

Après ceux sur Total, Engie et EDF, l’Observatoire des multinationales publie ce jour le « véritable bilan annuel » d’Areva. Alors que le groupe nucléaire public traverse une crise sans précédent, ce document montre que derrière les affaires et les fiascos auxquels est confrontée Areva, c’est tout un modèle industriel lourd de conséquences qui devrait aujourd’hui être remis en cause...Ceux qui feront les frais de cet aveuglement sont les employés directs et indirects du groupe, en France et ailleurs, comme au Niger, où les salariés et sous-traitants paient déjà le prix des contaminations radioactives...Aujourd’hui, le risque est réel que la restructuration d’Areva...signifie aussi une régression sur le plan politique, social et environnemental. C’est pourquoi il est plus nécessaire que jamais de mettre en lumière l’ensemble du bilan d’Areva. C’est précisément ce qu’a entrepris l’Observatoire des multinationales à travers son « véritable bilan annuel » d’Areva...L’impact sanitaire et environnemental des activités nucléaires se fait sentir non seulement dans les pays comme le Niger, où Areva extrait son uranium, mais également en France, à proximité des installations du groupes, dans les anciens sites miniers non réhabilités, et dans les centaines de trains transportant des matières nucléaires chaque année.

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Rapport
1 July 2015

[PDF] Contre-rapport: Areva - Le vértiable bilan annuel

Auteur: Observatoire des multinationales (France)

Les salariés du groupe, en France, mais aussi ailleurs en Europe ou encore au Niger, seront les premières victimes de la crise financière que traverse Areva. 6000 suppressions d’emploi sont annoncées d’ici 2017 dans le monde...Quant à la reconnaissance des enjeux de santé au travail et des maladies professionnelles, il en est à peine question pour les salariés français, et pas du tout lorsqu’il s’agit de travailleurs africains...L’impact sanitaire et environnemental des usines d’Areva en France fait régulièrement l’objet de controverses, sans que les explications de l’entreprise parviennent à véritablement rassurer les riverains. En ce qui concerne les anciens sites miniers de l’entreprise aux quatre coins du pays, Areva est lente à reconnaître l’existence de problèmes et encore plus à procéder aux travaux nécessaires...Areva, ce sont aussi des mines d’uranium dans le monde entier, souvent avec des impacts contestés sur l’environnement et la santé des salariés. Ce sont principalement les activités minières d’Areva au Niger qui ont fait l’actualité en 2014, en raison de la polémique sur le niveau de la contribution fiscale d’Areva dans ce pays...Areva opère à la frontière entre l’économie, les politiques publiques et la diplomatie. L’affaire Uramin – le rachat à prix d’or d’une société minière canadienne dans le cadre de grandes manœuvres impliquant plusieurs dirigeants économiques et politiques français et africains – illustre de manière presque caricaturale les relations contestables ou dangereuses nouées par l’entreprise avec hommes d’affaires et décideurs politiques. [Fait référence à Veolia, SNCF, Eskom et Westinghouse].

 

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