Socfin & Socapalm lawsuit (re defamation by NGOs & media outlets, France)

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On 29 May 2016, the Luxembourg holding company Socfin, of which Vincent Bolloré and Hubert FabriCredit_ReAct are the principal shareholders, and its Cameroonian subsidiary Socapalm sued three French media outlets (Mediapart, L’Obs, Le Point) and two non-governmental organizations (Sherpa and ReAct) for defamation. The allegation stemmed from a press statement published in April 2015 on Sherpa’s website about alleged land grab by the two companies in Cameroon. The press statement, originally authored by ReAct, documented the protests by residents and farmers living near palm oil and rubber plantations run by the two companies. Socfin and its subsidiary denied all allegations of land grab and alleged serious reputational and material damage. The companies sought payment of symbolic damages of 1 Euro from Mr William Bourdon, the founder and publishing director of Sherpa’s website. They also asked for the decision to be published in five newspapers, as well as on Le Point website, one of the defendants.

The 17th Chamber of the High Court of Paris, specialised in press defamation cases, heard the complaint on 25-26 January 2018 and released its decision on 29 March 2018. While it discharged the defendants, the Court agreed with the public prosecutor that the allegations in the press release was defamatory. The press statement constituted a threat to the reputation of the two companies insofar as the alleged conduct would have been a breach of the rights of local residents. However, both the Court and the public prosecutor agreed to apply the good faith exception, i.e., a defamatory claim can still be justified if it pursues a legitimate interest and is unaccompanied by personal animosity. On this point, the Court noted that the disputed statements needed to be assessed in light of the activist vocation of Sherpa. Nothing in the publication suggested that the real objectives of the publication were other than public information from an activist perspective. The content of the article also relied on sufficient factual evidence to satisfy the good faith requirement. 

On 13 February 2019, Socfin and Socapalm withdrew their appeal to the decision and the case is now closed.

 

News items:

Bolloré SLAPP suits: Socfin and Socapalm withdrew their appeal in the defamation proceedings against Sherpa, ReAct and Mediapart, Press release by Sherpa, 14 February 2019

[FR] Spécialiste de l'attaque, Vincent Bolloré désormais sur la défensive, Le Point, 25 April 2018

[FR] Poursuites-bâillons: Sherpa, ReAct, Mediapart, Le Point et L’Obs relaxés, Mediapart, 30 March 2018

[FR] Relaxe requise au procès de plusieurs médias et ONG, poursuivis par la Socfin, Zonebourse, 26 January 2018

Sherpa and other French civil society organisations face libel claim for exposing alleged land grabbing by Bolloré Group, Sherpa, 25 January 2018

Op-ed - We won’t be silenced by Bolloré gag suits!, Sherpa, 24 January 2018

Legal documents:

[FR] Socfin et Socapalm c Bourdon, 2018 Tribunal de grande instance de Paris, 17ème chambre correctionnelle, décision du 29 mars 2018

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Article
8 May 2019

Human Rights Watch director says baseless lawsuits by cos. are a growing global trend to stop environmental activists

Author: Marcos Orellana, Environment and human rights director, Human Rights Watch

"Green activists are fighting the great fight—but are being dragged down by petty lawsuits | opinion", 07 May 2019

Despite the global environmental crisis confronting our planet, environmental activism has become a dangerous activity. In many countries, environmental defenders are harassed, attacked or even killed for speaking out and mobilizing... The latest tactic is nuisance lawsuits,... The companies that bring these baseless lawsuits—known as “Strategic lawsuits against public participation,” or SLAPPs—are not particularly concerned with winning. Rather, it’s a tactic to suppress environmental defenders’ effectiveness by intimidating them and burdening them with onerous costs of mounting a legal defense... In 2017...the mining company Mineral Sand Resources brought a defamation suit against two attorneys from the Centre for Environmental Rights and a local activist for statements they made during a lecture...concerning the company’s Tormin mineral sands mine, on the west coast of South Africa. The ongoing lawsuit seeks R1,250,000 ($89,936) in damages. These lawsuits are a growing trend globally... In the United States, in May 2016, Resolute Forest Products filed a lawsuit against Greenpeace... the same corporation alleged defamation against Greenpeace Canada, citing activists’ criticisms and filing a CAD$7 million lawsuit...In Australia, Adani—India’s largest coal importer with interests in a coal mine in Central Queensland—engaged a law firm that recommended adopting an aggressive legal strategy to bankrupt opponents, silence critics and pressure the government.... [Refers to Socapalm & Socfin].

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Company non-response
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Author: Sherpa

« Poursuites-bâillons du groupe Bolloré : désistement de Socfin et Socapalm dans l’action en diffamation contre Sherpa, le ReAct et Médiapart », 13 février 2019

Le 13 février 2019, les sociétés Socfin et Socapalm se sont définitivement désistées de leur appel dans le cadre de la procédure en diffamation intentée notamment contre Sherpa, le ReAct et Médiapart...

En 2016, la holding luxembourgeoise Socfin et sa filiale camerounaise Socapalm, liées au groupe Bolloré, avaient attaqué en diffamation trois journaux (Mediapart, L’Obs, Le Point) et deux ONG (Sherpa et ReAct). Les plaignants leur reprochaient la parution d’articles relatant les mobilisations de villageois et d’agriculteurs ouest-africains voisins d’exploitations gérées par ces deux sociétés. Alors que Sherpa, Médiapart et le ReAct  avait été relaxés le 29 mars 2018, Socfin et Socapalm décidaient d’interjeter appel de cette décision qui admettait que les critères de la bonne foi étaient réunis. Leur désistement met aujourd’hui fin à cette procédure…

Depuis 2009, Bolloré et ses partenaires ont lancé plus de 16 procédures en diffamation en France…Ces poursuites-bâillons intentées par le groupe Bolloré, mais aussi par d’autres multinationales, visent à faire pression sur les journalistes, lanceurs d’alerte et ONG afin de les réduire au silence sur les pratiques contestables des géants économiques. Les procédures lourdes et couteuses peuvent décourager des journalistes et ONG…Dans ce contexte, le désistement de Socfin et de Socapalm est une réelle avancée dans la lutte en faveur du droit à l’information et de la liberté de la presse…

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Author: Natondi K. et Ndam Njoya Nzoméné, Cameroon Voice

..[L]e parquet de Paris a requis la relaxe des médias et ONG poursuivis en diffamation par la Socfin, pour avoir fait état en avril 2015 d'accaparements de terres des riverains camerounais à travers sa filiale camerounaise Socapalm, pour ses plantations de palmiers à huile et d'hévéas.

Quoique la procureure ait estimé que la plupart des propos litigieux étaient diffamatoires, elle a néanmoins requis la relaxe des prévenus, affirmant qu'ils avaient agi de bonne foi. 

...«La Socapalm et Bolloré sont des puissances économiques qui doivent accepter la critique, ou de voir leurs actions remises en cause», a affirmé la magistrate, expliquant par ailleurs que si les prévenus n'ont pas apporté la preuve de la "vérité" de leurs allégations, des revendications des paysans, ils disposaient d'une base suffisante pour les relayer. En l'occurrence les nombreux rapports d'ONG dans les pays concernés, ou l'existence, en ce qui  concerne le Cameroun, d'une tentative de médiation en 2013 entre le groupe Bolloré et Sherpa sous l'égide du "Point de contact français" de l'OCDE, ainsi que les manifestations d'avril 2015.

...[C]e ne sont pas les ONG et les médias poursuivis qui ont inventé l'accaparement des terre pour l'accoler aux pratiques du groupe Bolloré, mais..[l'] "Alliance Internationale des Riverains des Plantations Socfin Bolloré"...qui a parlé d'accaparement pour qualifier le fait que  6000 personnes aient été privées de 40 000 hectares de terre au Cameroun  au profit de l'ex- société d'Etat  Socapalm passé depuis dans le portefeuille du groupe Bolloré...

[Fait également référence à Socapalm]

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Author: La Libre Afrique

Des journalistes et ONG ont dénoncé mercredi dans une tribune les poursuites systématiques dont ils font l’objet quand ils s’intéressent aux activités du groupe Bolloré, notamment en Afrique. Le groupe a quinze procédures en cours, engagées en France et à l’étranger contre des journalistes ou ONG pour « diffamation » ou « dénigrement », selon les signataires de cette tribune, qui devancent l’ouverture d’un de ces procès jeudi à Paris.

...Le procès qui s’ouvre... à Paris oppose des journalistes et ONG à la Socfin, holding luxembourgeoise propriétaire de plantations en Afrique et en Asie dont le groupe Bolloré détient près de 40%. La Socfin attaque en diffamation les ONG ReAct et Sherpa ainsi que Le Point, Mediapart et L’Obs, qui avaient fait état, en avril 2015, de vols de terres aux riverains de ces plantations de palmiers à huile et d’hévéas. Sa filiale Socapalm attaque pour sa part les deux ONG.

...Sur une vingtaine de procédures lancées par le groupe ces dernières années, seules deux condamnations ont été prononcées, contre Libération pour la légende d’une photo et France Inter pour un reportage

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Author: Socfin

L'audience qui s'ouvre est l'occasion pour le Groupe Socfin / Socapalm de rappeler la logique et les raisons des poursuites qu'elle engage.

Les deux ONG.. ainsi que le journal ...ont attaqué dans leurs publications le Groupe Socfin / Socapalm sur des fondements inexacts, ce qu'il ne peut accepter.

...Il ne s'agit pas, dans ces poursuites, de remettre en cause la liberté de la presse, ni même de remettre en cause le droit de critiquer l'entreprise. En revanche, le Groupe Socfin n'accepte pas que des informations inexactes, issues d'enquêtes partiales, soient relayées à son encontre. Preuve de sa bonne foi, il ne demande, dans le cadre de ces poursuites, que le paiement d'un euro symbolique et la publication du jugement rétablissant la vérité.

...En ce qui concerne l'accaparement de terres, en particulier au Cameroun, ce type de pratiques est totalement étranger au Groupe.

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Author: Sherpa

...Le 25 janvier s'ouvrira le procès de Sherpa, attaqué en diffamation par la société luxembourgeoise Socfin, pour avoir relayé un article sur les mobilisations de riverains d'exploitations d'huile de palme gérées par la Socapalm, une de ses filiales au Cameroun.

...[E]n avril 2015, un article de l’ONG ReAct était relayé par Sherpa et les médias visés, faisant état des revendications des populations camerounaises locales à l’encontre de la Socapalm, Socfin et du groupe Bolloré, notamment sur les allégations d’accaparement de terres. Alors que les problèmes fonciers ont été admis dans ce dossier notamment par le groupe Bolloré devant le Point de Contact National (PCN) de l’OCDE...c’est le terme d’ « accaparement de terres » que Socfin considère comme étant diffamatoire...

...Cette plainte semble relever d’une stratégie dite de “poursuites-bâillons” que le groupe a mis en place depuis quelques années : on compte ainsi 20 procédures initiées par Bolloré ou Socfin depuis 2009. 

... Parce que l’intérêt général est en jeu, Sherpa est à l’initiative avec d’autres ONGs et médias du collectif “On ne se taira pas!” pour se mobiliser à l’occasion de ces poursuites. Notre collectif initiera des réformes de la loi française pour qu’elle puisse, à l’instar d’autres pays, empêcher le bâillonnement et mieux protéger la liberté d’expression.

[Fait également référence à Socapalm]

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Author: 50 collectifs, journalistes, médias et organisations non gouvernementales

Depuis 2009, plus d’une vingtaine de procédures en diffamation ont ainsi été lancées par Bolloré ou la Socfin en France et à l’étranger – pour contourner la loi de 1881 sur la liberté de la presse – contre des articles, des reportages audiovisuels, des rapports d’organisations non gouvernementales, et même un livre… Une cinquantaine de journalistes, d’avocats, de photographes, de responsables d’ONG et de directeurs de médias, ont été visés par Bolloré et ses partenaires...

...Au vu de leur ampleur, nous estimons que ces poursuites judiciaires s’apparentent à des « poursuites-bâillons »... En multipliant les procédures judiciaires dans des proportions inédites – quitte à les abandonner en cours de route –, le groupe Bolloré en a fait une mesure de rétorsion quasi-automatique dès lors que sont évoquées publiquement ses activités africaines. 

...Ces poursuites systématiques visent à faire pression, à fragiliser financièrement, à isoler tout journaliste, lanceur d’alerte ou organisation qui mettrait en lumière les activités et pratiques contestables de géants économiques...C’est l’intérêt général et la liberté d’expression qui sont ainsi directement attaqués. 

...Nous... apportons notre soutien aux journalistes et organisations qui comparaîtront les 25 et 26 janvier, et à tous les acteurs poursuivis dans le cadre de ces poursuites-bâillons. Des réformes devront être proposées en France pour imiter d’autres pays comme le Québec, ou certains états des Etats-Unis ou d’Australie, vers un renforcement de la liberté d’expression et une meilleure protection des victimes de ces poursuites-bâillons.

[Voir la liste des procès en cours, à venir et passés ici]

[Voir la page du collectif On Ne Se Taira Pas! ici]

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